À QUOI RESSEMBLE LA NATURE HUMAINE ???????
LA GUERRE EST SPIRITUEL
LA SOUVERAINETÉ DU ROI EST ABSOLUE
SUR TOUTES CHOSES, GLOIRE AU ROI.
L`HOMME EST D`UNE DÉPRAVATION TOTAL, PERVERS,SANS INTELLIGENCE, ET SURTOUT NE CONTRÔLE RIEN DU TOUT, SAUF SON ORGUEIL PLEIN DE TÉNÈBRE ET SA PROPRE DÉFINITION DE QUI EST LE ROI.
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CORRUPTION DE LA NATURE HUMAINE
par Jean leDuc
décembre 2016
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Pour la grande majorité des
gens, incluant ceux qui se disent chrétiens, «l'homme», c'est à dire
«l'être humain», est un être essentiellement bon malgré ses
défaillances occasionnelles qui le poussent à agir au détriment de
sa nature généralement conçue comme étant consciencieuse et
bienfaisante. Malheureusement de grandes multitudes de gens qui se
disent chrétiens refusent de voir l'homme autrement, ils ne veulent
pas comprendre que la corruption ou déchéance totale de la nature
humaine est une notion essentielle dans le plan du salut, et
qu'aucun ne peut être réellement sauvé sans en être conscient. Notre
délivrance demande par nécessité la réalisation de notre corruption
et de notre perdition, autrement le salut serait complètement
dépourvu de sens et serait sans efficacité. Le fait d'être sauvé
n'enlève pas l'influence de la corruption dans notre existence
mortelle, nous sommes sauvé de sa condamnation et non de ses
conséquences que nous subissons dans la vie de tous les jours. Le
fait que notre corps demeure mortel et finira par mourir en est
l'évidence irréfutable. Le salut est un fait déjà accomplit en
Christ une fois pour toutes, mais il est aussi une phase progressive
en voie de notre délivrance finale lors de la dernière apparition du
Seigneur en ce monde de ténèbres (1 Pierre 1:3-9). Entre-temps notre
corps demeure sous l'influence de la corruption et du péché. Le
manque de pleinement réaliser ce point essentiel est la source de
toutes sortes de fausses doctrines qui engendrent des multitudes de
faux chrétiens qui sont sous l'illusion d'être sauvé,
particulièrement ceux du piétisme qui s'imaginent ne plus péché
depuis leur conversion (1 Jean 1:8-10). Le fait que nous devons
résister au péché toute notre vie ne signifie aucunement que le
chrétien ne pèche plus, nous sommes délivré de sa condamnation en
notre esprit, mais non de son influence et de ses conséquences en
notre chair (Romains 8:5-13). Ne pas admettre cette réalité est un
danger réel pour tous ceux qui se disent chrétiens.
La corruption totale de la
nature humaine est un fait incontestable affirmé en maintes endroits
dans les Saintes-Écritures. Signalons que dans ce document les
termes «homme» et «êtres humains» signifient une seule et même
chose à moins d'indication du contraire. D'après Jean-Jacques
Rousseau «L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt»,
notion contradictoire qui est généralement acceptée et reconnue dans
la mentalité moderne. Mais la Bible nous dit que l’être humain est
capable du pire comme du meilleur, des plus nobles élans de
compassion comme des génocides les plus atroces, conséquences
d'avoir mangé le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien
et du mal (Genèse 2:9,17; 3:5,6). Nous sommes ici à la source de sa
vraie nature. D'après Rousseau, inconsciemment, même si nous ne le
disons pas, lorsque nous disons que l’homme est bon ou mauvais, cela
sous-entend toujours bon ou mauvais envers les autres êtres vivants
qu’ils soient humains ou animal. Quelqu’un qui ne fait de mal à
personne est d’office qualifié de bon. A l’inverse, dès que l’on
nuit à autrui sous quelques formes que ce soit, il devient difficile
d’être rangé du côté du bien. Être bon ou mauvais relève donc, selon
cette philosophie de Rousseau, de notre relation aux autres et non
de l'essence de notre nature humaine corrompue, notion qui est
complètement étrangère à la Parole de Dieu.
Lorsqu’on regarde le monde
dans lequel on vit, il est difficile de croire en la bonté de
l’homme. Tant de guerres, tant de conflits, tant d'animosités entre
nous. Pourtant les gens refusent obstinément de croire que
l’homme est fondamentalement mauvais, on proclame à tous prix son
affabilité devant sa déchéance évidente et on tolère ses turpitudes
incurables qu'on persiste constamment à justifier. Chacun de nous ne
cherche qu’une chose, être heureux, et éviter la souffrance. Comment
imaginer que faire souffrir les autres puisse être dans notre nature
quand nous sommes tous préoccuper par cette même envie de bonheur.
Si l’on part du principe que la bonté est naturelle, alors c’est que
quelque chose est à l’origine de nos comportements de haine envers
les autres. quelque chose vient masquer cette prétendue bonté
naturelle. A l’image d’un couteau qui est un ustensile bien pratique
pour éplucher un fruit, ou une arme redoutable lorsqu’on l’utilise
contre un être vivant, nous avons la possibilité d’être bon ou
mauvais. La différence réside dans la motivation avec laquelle nous
agissons, mobile instable de «l'ensemble des facteurs dynamiques qui
orientent l'action d'un individu vers un but donné, qui déterminent
sa conduite et provoquent chez lui un comportement donné ou
modifient le schéma de son comportement présent», et dont la source
est toujours le cœur tordu de l'être humain (Jérémie 17:9; Matthieu
15:18-20; Marc 7:21,22). Qu'il est difficile pour ceux qui se disent
chrétiens d'accepter qu'ils sont des êtres totalement corrompus et
qu'ils le seront toute leur vie. La mentalité générale de ces gens
est une mentalité de pharisien. Ils se disent sauvés et donc
meilleur que les autres qui subissent les ravages du péché, ils
s'imaginent exemplaires lorsqu'ils sont la pire pourriture qui
existe sur la face de la terre. Ce sont des gens superficiels, des
imposteurs et réprouvés qui ne connaissent rien de la grâce de Dieu,
ils en ont simplement qu'une contrefaçon. Ils se disent
respectables, théologiens, pasteurs, évangélistes, prophètes, et
vont même jusqu'à usurper le ministère d'apôtres, et n'ont aucune
conscience qu'une ordure n'est pas meilleure qu'une autre, et c'est
ce que nous sommes tous sans exception. Nous dégageons tous l'odeur
de la corruption de notre nature humaine déchue, le chrétien inclus
car nous demeurons tous dans un corps de chair dans lequel nous
sommes dans un combat constant contre les souillures de notre
existence, et quoique nous perdons plusieurs luttes la victoire nous
est assurée (1 Pierre 1:3-5).
Une description de la nature
humaine s'impose donc pour éclaircir le sujet. Par «nature humaine»
il faut comprendre évidemment tout ce qui est naturel à l'homme,
l'ensemble de tous les éléments qui ont rapport à la réalité de son
existence dans «son esprit, son âme, et son corps» (Genèse 2:7). Ou
comme dit le «Centre
National de Ressources Textuelles et Lexicales», de tout ce
«qui a son fondement dans la nature même de l'homme, qui est
indépendant et des conventions humaines et de Dieu.». Clairement
le fait que «l'homme est indépendant de Dieu» est l'essence même
de son existence, on ne peut avoir de meilleure définition. Par
«esprit» il faut comprendre l'aspect spirituel de l'homme, c'est à
dire son existence intellectuelle, son intelligence, son
raisonnement, sa volonté, ses choix, et ses désirs qui tous donnent
une direction à sa vie. Par «âme» il faut comprendre le cœur, c'est
à dire la conscience dans ses perceptions de ses sentiments, de sa
connaissance, de sa dignité, de ses valeurs et vertus du point de
vue moral, du caractère de ce qui peut être apprécié ou jugé selon
les notions de bien et de mal instaurées en son esprit depuis sa
chute en Éden, ce qui implique évidemment sa conduite et son
comportement social. Par «corps» il faut comprendre l'ensemble des
caractéristiques qui se rapportent à la vie charnelle, matérielle et
mortelle de l'être humain en ce monde, les habitudes, les coutumes,
les croyances, les goûts, les activités, les traditions, etc. Il est
important de remarquer que les trois phases d'existence que nous
venons d'énumérées, se rapportent toutes essentiellement au fait que
l'homme est indépendant de Dieu. On ne pourra jamais assez le
souligner tellement que cela est vital à notre compréhension du
sujet et à notre salut, car l'existence naturelle de l'être humain
est une existence de rébellion dans laquelle l'homme se veut maître
de son destin. Le chrétien cesserait-il d'être humain à cause de son
salut? Évidemment que non! Vrai qu'il est une nouvelle créature,
mais vrai aussi qu'il traîne avec lui son vieil homme corrompu
partout où il va, il en sera détaché seulement qu'à sa mort
physique.
Puisque l'homme se veut
indépendant de Dieu et maître de son propre destin, il est évident
qu'il est un être insoumis et rebelle envers tout ce qui est
réellement bon, car «Dieu seul est bon» nous dit le Seigneur Jésus
(Matthieu 19:17; Marc 10:18; Luc 18:19), ce qui veut dire que le
contraire est vrai pour l'homme qui de nature est un être mauvais,
méchant, et malicieux. Quoique malin dans tous les fibres de son
être, il détient la capacité de faire «le bien», mais comprenons par
cela qu'il s'agit de faire ce qui lui est agréable ou convient à sa
nature déchue, ce qui est profitable à son existence en tant
qu'individuel et en tant que collectivité. Tel est le sens du mot
«bien» ou «towb» en Hébreu que nous retrouvons dans l'expression
«l'arbre de la connaissance du bien et du mal» (Genèse
3:9). En faisant ce qui lui est agréable, ce qui est bien pour
lui-même et par lui-même, ce court texte nous indique qu'il fait ce
qui est «mal» ou «méchant» de «rah» en Hébreu, terme qui porte aussi
les désignations de «désastre, de douleur, et de malheur». Or ce qui
est bien aux yeux de l'homme est en réalité une fatalité inévitable,
une ruine totale de son existence, une contrefaçon qui donne
seulement l'apparence d'une bonté bienfaisante qui ne détient aucune
valeur aux yeux de Dieu car complètement corrompue dans son essence
rebelle d'auto-gratification. La bonté de l'homme n'est que de
l'égoïsme issue de l'orgueil de son indépendance dans l'admiration
idolâtre de sa propre personne. Tel est le serpent dans la
conscience de l'homme par lequel il se fait dieu (Genèse 3:5), car
le mot «serpent» en Hébreu ou «nachash» signifie aussi «la brillance
(l'orgueil et l'admiration), l'intelligence, le raisonnement ou
réflexion, la clairvoyance, l'entendement, l'ingéniosité, la
subtilité», tous des qualificatifs de l'esprit de la chair qui est
hostile à l'Esprit de Dieu (Romains 8:7; Galates 5:17). En d'autres
mots, la source de la haine et des conflits est nulle autre que
l'esprit de la nature humaine déchue qui réside en chaque homme. Ce
point est crucial car il nous indique que la volonté de l'homme dans
ses choix et ses désirs est esclave de la chair et du péché (Romains
7:18-25). Tous les choix de l'homme, ses décisions, ses réflexions,
ses expressions, ses actions, ses façons d'agir, sont sous cette
même domination tyrannique, aucun ne peut en échapper. Seul Christ
en nous peut nous délivrer de son oppression, et cette libération
est progressive dans notre cheminement chrétien afin de purifier
notre foi, elle aspire à notre transformation totale seulement au
dernier jour de ce monde, c'est ici la patience ou persévérance des
saints dans le combat pour la foi (2 Timothée 4:7; Jude 3;
Apocalypse 14:12), car nous devons tous apprendre à faire confiance
à Christ pour toutes choses dans nos vies, et non à nous-mêmes.
Force est de constater que
nous passons notre temps à nous diviser, nous classer dans des
catégories, des groupes. Dans un monde idéal on pourrait simplement
tous se considérer comme des êtres humains, mais l'utopie n'est pas
de ce monde. Depuis le début des temps les hommes se divisent en
race, en nationalité, en groupe avec une quelconque spécificité
comme la religion, la culture, les choix politiques, les positions
sociales, ou simplement les goûts ou l’orientation sexuelle, afin de
mieux s'identifier et cela est parfaitement normal puisque nous
détenons tous nos propres caractéristiques qui font que nous sommes
tous des personnalités distinctes. Mais dans ces divisions naissent
aussi les tensions entre nous à cause de notre nature rebelle qui se
veut indépendante. Nous ne voyons pas l’autre comme un semblable,
quelqu’un qui pourrait nous sauver la vie ou nous aider dans des
moments de crises, mais voyons l’autre comme un rival qu'il faut
surveiller et se méfier. Rivalité naturelle que nous entretenons par
une compétition journalière que notre société nous impose et
encourage. Il faut toujours se comparer aux autres et plus encore
les dépasser. Il ne faut pas être heureux, il faut être plus heureux
que les autres, il ne faut pas être à l’aise, mais plus riche que
les autres. Si l’autre est meilleur, nous ne savons pas être content
pour lui, nous préférons la jalousie. L’autre nous permet de nous
situer, et c’est un paradoxe, nous avons besoin de l’autre, mais
nous le voulons moins fort, moins riche, moins heureux. Nous nous
focalisons sur notre bien-être et notre bonheur, en faisant total
abstraction de ce que peut ressentir l’autre. Sa souffrance n’a pas
de réalité particulière, seul compte notre douleur, nos frustrations
qu’il faut absolument faire disparaître.
A l’inverse, si nous
verrions les autres comme des semblables, des autres « nous », nos
comportements deviendraient plus altruistes, nous prendrions
conscience naturellement de la souffrance de l’autre, car il y a de
fortes chances que la souffrance de l’autre soit la même que la
notre. A partir de là, nous ne serions plus en compétition, mais en
collaboration, l’autre ne serait plus notre rival mais notre
partenaire, nous ne chercherions plus à obtenir le meilleur pour
nous-mêmes mais le meilleur pour le plus grand nombre. En prenant
conscience de l’autre, l’homme deviendrait un être bienséant et
bienfaisant agréable à tous. Mais il ne faut pas se faire
d'illusions, nous ne vivons pas dans
le monde
imaginaire de John Lennon dans lequel «il n'y a aucun ciel ni
aucun enfer, aucune nation ni aucune religion». Un tel monde est
pour les rêveurs, les alcooliques et les drogués seulement. Mais
pour nous qui vivons dans la réalité du moment c'est tout autre,
nous devons faire face constamment au fait irréfutable que l'être
humain est essentiellement corrompu dans toutes ses voies, et encore
plus dans ses prétentions à une nouvelle-naissance dans laquelle il
s'imagine à l'abri des conséquences de sa déchéance naturelle. En
fait, quoique cela puisse en surprendre beaucoup, la pire corruption
se trouvent dans le christianisme avec ses nombreuses contrefaçons,
un christianisme nominatif sans Christ plein d'arrogance, de
présomptions et de duplicités, et dont le père est le diable (Jean
8:44). La contrefaçon est en fait le chef-d'œuvre du christianisme
traditionnel comme évangélique que nous retrouvons surtout dans le
mysticisme et le spiritisme des mouvances pentecôtistes et
charismatiques. Mais les pires hypocrites sont ceux de la secte
Baptiste, ce nid de vermines insalubres détient la couronne des
malfaiteurs, leurs pasteurs empoisonneurs n'arrêtent devant rien
pour manipuler les gens et les endoctriner dans leurs voies
pernicieuses.
L’idée que l’homme est
naturellement bon fabrique aussi une autre forme de victimisation.
La victime prétendument innocente serait corrompue par une société
mauvaise. Mais puisque la société est mauvaise, on comprend qu’elle
ne peut supporter la présence de personnes supposément «bonnes» en
son sein car, par effet de contraste, leur seule existence mettrait
en évidence de manière trop crue tout ce que cette société porte de
mauvais. Si donc les humains sont naturellement bons ce ne saurait
être qu’à la naissance et pendant quelques années, le temps qu’il
faut pour les rendre mauvais, ce qui est complètement contraire à la
vérité scripturaire déclaré par le roi David:
«Voilà, j'ai été formé dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le
péché.» (Psaumes 51:7; Bible Ostervald 2008). Cette théorie a
ceci de séduisant qu’elle évite un questionnement plus approfondi,
plus essentiel, sur l’origine du mal et de la violence qui en est le
signe le plus manifeste. Au fond c’est simple: on naît dans
l'iniquité, on est conçu dans le péché, et cela de génération à
génération depuis le début des temps jusqu'à la fin des temps. La
théorie que l'homme est naturellement bon amène à se poser quelques
questions dérangeantes. Par exemple: comment est-il possible qu’un
être mauvais engendre un être initialement bon? Ou encore: à quel
moment le passage du bon au mauvais se fait-il et par quels moyens?
Et plus: quelles failles préexistent dans cet être supposément
naturellement bon pour qu’il puisse se laisser corrompre? Comment
peut-il être si bon et si peu durable dans sa bonté? Si l’homme
était naturellement bon, il ne changerait pas. La bonté, si elle est
naturelle, devrait être une qualité presque indélébile, qui ne
changerait pas plus vite que le génome. Tout n’est cependant pas
encore dit. Car pourquoi la société deviendrait-elle tellement
mauvaise? Ici beaucoup de théories interviennent. Aucune ne donne de
réponse définitive.
Sondez de façon informelle
vos voisins, vos amis et vos collègues et demandez-leur quel est,
selon eux, le problème fondamental de l’humanité. La réponse serait
probablement l’ignorance ou le manque d’études. Ils pourraient vous
dire: «si seulement les gens étaient mieux instruits, s’ils
pouvaient avoir une vue d’ensemble, alors il n’y aurait plus toutes
ces difficultés». «Plus d’éducation sexuelle pourrait prévenir le
SIDA et les grossesses non désirées. Davantage d’instruction
pourrait enrayer le racisme et les malentendus qui divisent les
gens. Une meilleure éducation pourrait donner de meilleurs emplois
aux pauvres et éviter la drogue et le crime». Dans un ouvrage récent
intitulé «Civilisation Occidentale», Thomas Greer affirme que
durant le siècle des Lumières, les grands penseurs considéraient la
science et l’éducation comme les réponses au dilemme humain. Greer
affirme: «le monde ne serait plus jamais tout à fait le même; la
foi en la science et en l’éducation est devenue une caractéristique
du monde moderne. Aux États-Unis, fondés à l’apogée des Lumières,
cette croyance est restée un article de foi national bien qu’elle
soit remise en question aujourd’hui plus que jamais».
Il est certainement exact que l’ignorance fait des victimes,
mais il existe un problème encore plus fondamental.
Dans les années 1970,
l’éminent psychiatre Karl Menninger écrit un petit livre au
titre provocateur: «Qu’est devenu le péché ?». Dans ce livre, il
observe que le mot «péché» et le concept qu’il représente ont
commencé à disparaître de notre culture vers le milieu du XXe
siècle: «Parmi tous les regrets et reproches exprimés par nos
voyants et prophètes, toute mention du «péché» est absente. Ce mot
était un véritable mot phare utilisé par des prophètes. Chacun avait
ce mot à l’esprit un jour, mais aujourd’hui on ne l’entend plus
guère. Cela veut-t-il dire qu’il n’y a pas de péché impliqué dans
toutes nos difficultés – mon péché dans mes difficultés ? N’y-a-t-il
plus personne qui soit coupable de quoi que se soit ? Coupable
éventuellement d’un péché dont on pourrait se repentir ou qu’on
pourrait réparer ou expier ? Est-il possible que l’on puisse
seulement être stupide ou malade ou criminel – ou apathique ? De
mauvaises choses sont commises, nous le savons; l’ivraie a été
semée dans le champ de blé la nuit. Mais personne n’est responsable;
n’y-a-t-il personne qui soit responsable de ces actes ? Nous
admettons tous être anxieux et déprimés et même avoir de vagues
sentiments de culpabilité; mais n’y-a-t-il personne qui ait commis
de péchés ?... Le seul mot de péché semble être passé dans l’oubli
mais c’était un mot respectable. C’était un mot puissant, menaçant
et sérieux. Il était au centre de chaque projet de vie et de chaque
style de vie de l’homme civilisé. Mais le mot s’est évanoui. Il a
pratiquement disparu – le mot comme le concept. Pour quelle raison ?
Personne ne pèche-t-il plus ? Personne ne croit-il plus au péché ? ».
Le Dr Menninger devrait être félicité pour être allé plus loin
dans son domaine que beaucoup d’autres. Et il est certainement
précis dans les observations rapportées. Un modèle moral pour
comprendre les responsabilités et les problèmes humains a été
remplacé par un modèle médical. Ainsi, les individus qui commettent
des crimes atroces sont rarement cités comme étant «iniques» ou
«mauvais» ou «méchants», mais «pervers» ou «malades mentaux» ou
«déments», caractéristiques qui en sont simplement des conséquences.
Cependant, un examen plus
approfondi du livre du Dr Menninger révèle que sa compréhension du
problème est tout à fait insuffisante. Il avait appelé la société à
reconsidérer sa position sur le péché comme moyen de comprendre la
nature humaine. Il considère le péché strictement sur un plan
horizontal, le péché d’une personne contre une autre personne ou
peut-être contre soi-même. Il néglige totalement le plan vertical à
savoir que le péché est contre Dieu. Pour comprendre pleinement la nature du
péché, nous devons bien sûr reconnaître sa dimension verticale: le
péché est avant tout une offense contre Dieu. Le Psaume 51 nous fournit un
exemple frappant de cette vérité. Dans ce psaume, David ouvre son
cœur, dans la repentance, devant Dieu. Il a ouvertement été
réprimandé par le prophète Nathan. Il a été condamné dans son être
intérieur par l'Esprit pour son adultère avec Bath-Chéba et pour
avoir couvert la mort de son époux. Pourtant, en dépit de ce qu'il a
commis, David crie vers Dieu: «J'ai péché contre toi, contre toi
seul et j'ai fait le mal à tes yeux» (Psaumes 51:6). David n’a pas nié
son péché contre Bath-Chéba et Urie, mais il a reconnu le caractère
abject de tout péché, quel qu’en soit le type: c'est un péché
contre Dieu.
Le péché – quel sujet
désagréable ! Et de plus, quel problème difficile. Mais il est
absolument essentiel de considérer cette question parce que si notre
perception du péché est incorrecte, notre connaissance de Dieu, de
Jésus-Christ, de la loi de Dieu, de l’Évangile et de la voie du
salut le sera aussi. Une compréhension juste du péché est le mètre
étalon de la théologie chrétienne. Si cet étalon est erroné, tout
sera irrémédiablement faussé, et c'est exactement ce que nous voyons
de nos jours. La presque totalité des gens dits chrétiens n'ont
réellement aucune connaissance du péché, ils en ont seulement une
notion rudimentaire et superficielle. Ils connaissent seulement le
nom mais non la signification véritable. Or le péché ce n'est pas
manger trop de crème glacée, boire trop de vin, fumer la cigarette,
dire des gros mots, ou regarder les gros seins de la femme du
voisin. Le péché est une déviation naturelle du cœur de l'être
humain issu de sa déclaration d'indépendance de Dieu pour se faire
maître de son propre destin. Cette définition est confirmée par la
signification primaire du mot «péché» dans l'Hébreu ou «chatta'ah»
qui est littéralement «manquer le but». De même dans le Grec le mot
«péché» est «hamartano» et signifie littéralement «manquer la
marque, errer, être fautif, manquer le chemin, s'égarer, violer la
loi». En d'autres mots le péché est clairement «une transgression de
la loi de Dieu», un viol de ses principes ou commandements, une
désobéissance à sa volonté énoncée, une rébellion contre sa
souveraineté absolue». Le premier commandement que nous avons tous
désobéis en Adam est un commandement d'interdiction qui porte une
sérieuse condamnation pour toute la race humaine:
«Mais, quant à l'arbre de la connaissance du
bien et du mal, tu n'en mangeras point; car au jour où tu en
mangeras, certainement tu mourras de dépérissement» (Genèse 2:17).
La transgression de cette simple loi a engendré la mort pour toute
l'humanité. Nous avons donc tous manqué le but, la marque, la cible,
et celui-ci est «la gloire de Dieu» (Romains 3:23). Dès le début des
temps nous avons tous manqué d'exister dans la splendeur éternelle
de l'Esprit des vivants, mais il faut comprendre aussi que cela
était dans le plan de Dieu pour le rachat de ses élus afin de former
une nouvelle race céleste et éternelle.
L'apôtre Paul nous dit que
«la puissance du péché c'est la loi» (1 Corinthiens 15:56), ce qui
veut dire que sans la loi le péché n'a plus aucune puissance de
condamnation sur nous (Romains 8:1). Or puisque la loi demandait une
condamnation pour les transgressions commises, Christ a été jugé à
notre place et a pleinement payé le châtiment éternel qui nous était
réservé, nous libérant ainsi des obligations et ordonnances de la
loi (Colossiens 2:14). Il est donc impossible pour ceux qui étaient
sous la condamnation de la loi de retomber sous cette même
condamnation puisque Christ les a délivré une fois pour toutes. Ceux
qui sont réellement en Christ ne sont plus sous la loi mais sous la
grâce par le moyen de la foi reçue dans les mérites du sacrifice de
Christ, ils n'ont plus à observer la loi, ses
ordonnances ou commandements. Mais ceux qui persistent à l'observer
en pleine connaissance de cause, demeurent sous la condamnation de
leurs péchés et en subiront les conséquences éternellement, car en
agissant ainsi ils renient Christ, s'attaquent aux mérites du
sacrifice de la croix et souillent le sang de la Nouvelle Alliance
(Marc 14:24; Hébreux 9:22; 10:29). Nombreux, très nombreux sont les
faux chrétiens, qui de nos jours, s'obstinent à vouloir observer les
10 commandements, particulièrement celui du Sabbat, se remettant
ainsi sous le joug de la loi et conséquemment du péché. En
accomplissant la loi, Christ l'a abolie en notre faveur, nous ne
sommes plus sous sa condamnation ni sous ses obligations, nous
marchons par la foi en Christ notre délivrance. La loi c'est la
mort, tandis que la grâce c'est la vie en Jésus-Christ. Il est donc
impossible à un chrétien authentique de retomber sous la
condamnation du péché, car la loi n'a plus de puissance sur lui et
Christ a payé pour nos transgressions. Ceux qui se justifient par
l'observation des principes de la loi, crucifient Christ de nouveau
à leur perdition.
La gravité du péché est
lourde de conséquences en notre chair. Quoique se disant libéré du
péché, la nature charnelle du chrétien moderne demeure une vraie
soue à cochon, une porcherie de pourceaux dégueulasses qui se
vautrent dans les prétentions d'une respectabilité illusoire. Le fait de minimiser le
péché est aussi courant que le péché lui-même. Il n’est pas rare
d’entendre des gens se référer à leur propre péché comme une «faiblesse» ou une «lacune». «Personne n’est parfait»,
disent-ils. Ils peuvent même être assez courageux pour admettre
qu’ils ont «fait une erreur de jugement». Mais le péché n’est pas
une question mineure. S’il n’y a pas de péché, alors il n’y a pas de
salut. Si nous ne nous reconnaissons pas comme de grands pécheurs,
alors Christ n’est pas un grand Sauveur.
Le fait d’être tous atteints
par le péché nous handicape dans notre tentative de le comprendre.
Par nos propres capacités, nous ne pouvons tout simplement pas
arriver à une vue claire sur ce sujet. Heureusement, Dieu nous a
accordé sa Parole infaillible sur cette question. Les premiers
chapitres de la Genèse expliquent clairement le dilemme du péché de
l’humanité et le reste des Écritures peut être lu comme étant la
solution de Dieu au problème. En l’espace de cinq versets,
la Bible nous décrit comme des pécheurs impuissants, impies et
ennemis de Dieu (Romains 5:6-10). La Parole de Dieu nous dit que
le péché est universel (Romains 3:23). Le péché est trompeur. Le péché est
également tenace et puissant. Le péché est si écrasant qu’une seule
force dans l’univers peut le vaincre. Seule une force, habitant une
Personne, peut le vaincre parce qu’une seule Personne a toujours été
sans péché. Comme l’ange l’a dit à Joseph: «…tu lui donneras le nom
de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés» (Matthieu
1:21). En complément de
l’enseignement des Écritures, nous avons les témoignages d’hommes et
de femmes pieux tout au long de l’histoire du christianisme. La
conscience de leur nature pécheresse était directement
proportionnelle à leur intimité avec Dieu. Soyons attentifs à la
manière dont des grands saints de la Bible s’évaluaient eux-mêmes:
David: «J'ai péché contre
l'Éternel !» (2 Sam 12:13).
Ésaïe: «Je suis un homme
dont les lèvres sont impures» (Ésaïe 6:5).
Pierre: «Seigneur,
éloigne-toi de moi parce que je suis un homme pécheur» (Luc 5:8).
Paul: «le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les
pécheurs. Et moi, je suis le premier des pécheurs» (1 Timothée 1:15).
Jean: «Le péché est la
transgression de la loi» (1 Jean 3:4).
La nature du péché a été
décrite comme étant de l’égocentrisme, car en se déclarant
indépendant l'homme est centré sur lui-même. Cette pensée est très bien
traduite dans Ésaïe 53:6: «Nous étions tous errants comme des
brebis, chacun suivait sa propre voie». Regardons de plus près les
implications de ce verset. Parmi les animaux les
moins intelligents de la ferme, les brebis sont généralement
inconscientes du danger jusqu’à ce qu’il soit trop tard. La tendance
naturelle des brebis est de vagabonder. A moins que le berger ne les
garde dans le troupeau, elles s’égarent rapidement.
Le péché est un
problème universel qui nous touche tous. Écoutez ces paroles du
poète et critique,
William Ernest Henley, «une brebis errante» qui semble s’être
endurcie à sa manière: «Peu importe l’étroitesse de la porte, peu
importe le poids de châtiment dont parle le parchemin; je suis
maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme».
L’étendue du péché est si grande que la Bible utilise de nombreux
mots pour exprimer sa nature épouvantable et ses effets désastreux.
Des idées comme la rébellion, la méchanceté, la confusion, la honte,
manquer le but, l’infidélité, l’anarchie, l’ignorance, la
désobéissance, la perversion, le libre-choix, etc.… se trouvent enfermées dans ce
seul petit mot.
Quiconque lit les trois
premiers chapitres de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome est
frappé par son acte d’accusation cinglant des êtres humains. Les
Juifs et les païens sont enfermés dans l’esclavage du péché. Les
mots de Paul sont si énergiques et sans ambiguïté que la tendance du
lecteur est de considérer le raisonnement de Paul comme extrême. «Hé, il doit parler de Jack l’éventreur ou d’Adolphe Hitler !».
Mais
ce n’est pas le cas. Il parle de vous et de moi:
«Il n'y a pas de
juste, pas même un seul… Il n'en est aucun qui fasse le bien... tous
ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3:10,12,23).
Ils dressent un portrait extrêmement négatif des êtres
humains. Une partie de notre problème se trouve dans le fait que
nous avons tendance à évaluer notre nature pécheresse par rapport
aux autres. En comparaison à un meurtrier ou un pédophile, je suis gonflé d’orgueil.
Mais en comparaison au supposé grand prédicateur Billy Graham ou à Rick Warren, je ne le suis pas.
Or à moins que
Dieu nous révèle l'étendue de notre péché, nous ne pouvons pas
discerner notre propre dépravation.
La pluparts de nous qui
avons visiter les campagnes ne peuvent s'habituer à l’odeur du purin. Celle des
porcs étant la plus mauvaise. Mais fait intéressant, bien que nous
trouvons cette odeur dégoûtante, les porcs ne semblaient pas s’en
soucier le moins du monde. Comme l’a écrit J.C. Ryle : «les animaux
dont l’odeur nous agresse le plus n’ont pas conscience qu’ils sont
répugnants et qu’ils ne sont pas répugnants entre eux». Ainsi en
est-il des porcs chrétiens, particulièrement de ceux de la porcherie
dite Évangélique comme les baptistes, les pentecôtistes, et les
charismatiques qui aiment patauger dans leurs excréments doctrinaux. Il
semble que les hommes déchus ne peuvent avoir une idée juste du
caractère vil du péché face à un Dieu saint et parfait. Ceux du
christianisme contrefait moderne sont particulièrement visés ici,
ils connaissent le mot «péché» mais ils n'ont aucune notion de sa
signification réelle ni de la profondeur de sa réalité dans leur vie
de prétendus chrétiens. Comment sommes-nous arrivés
à cette triste situation ?
Dans le cinquième chapitre
de l’Épitre aux Romains (versets 12-21), Paul explique à la fois la
source de notre péché et la source de notre ultime pardon. D'emblée,
il convient de noter que notre exposé sur la nature pécheresse de
l'homme se rapporte à son état naturel en dehors de la grâce. La
relation de l'homme au péché a été radicalement changée grâce à
l’œuvre rédemptrice de Christ. Toutefois, quoique nous avons été
délivré de sa condamnation dans le sacrifice de la croix (Romains
8:1), le péché continue à faire ses ravages dans notre corps mortel
car nous sommes sauvés en l'Esprit et non en la chair (Romains
8:10). Ce qui veut dire que même sous la grâce le chrétien n'est pas
à l'épreuve du péché qu'il doit combattre toute sa vie par la foi
dans sa délivrance déjà accomplie.
Le péché est entré dans tous
les hommes à cause du péché d’un seul homme – Adam. Cela est prouvé
par le fait que tous les hommes meurent, la mort physique étant la
sanction du péché. Le but de Paul, en décrivant
notre nature pécheresse intrinsèque, ne vise pas à nous irriter mais
à nous informer. Comprendre notre relation à Adam donne une nouvelle
appréciation à notre relation avec Jésus-Christ. Le célèbre pasteur
D. Martyn Lloyd-Jones a écrit: «si vous me dites: « est-ce juste
que le péché d’Adam me soit imputé (ou mis à mon compte) ? » Je
répondrais : « est-ce juste que la justice de Christ puisse vous
être imputée ?». Le péché est l’héritage
universel légué par notre père commun, Adam. Par nature, nous sommes
coupables et ennemis de Dieu. Cet enseignement est appelé le péché
originel et il décrit la condition de l’homme déchu. Cette condition
contredit directement l’idée que nous entrons tous dans le monde «
tabula rasa », sans péché et innocent. L’homme à perdu l’image et la ressemblance de Dieu,
elle se retrouve uniquement en Christ qui est Dieu Lui-même
manifesté dans la chair. L'homme ressemble maintenant aux ruines d’un temple ancien.
Les marques de la grandeur sont encore évidentes mais la gloire est
passée, il ne reste plus que le vent du désert qui souffle dans ses
corridors.
Le péché originel implique
un aspect supplémentaire: Une dépravation totale de sa nature, c'est
à dire de l'essence même de son existence.
C’est un terme qui est généralement incompris et donc ignoré. Il ne
signifie pas que l’homme est aussi mauvais qu’il pourrait l’être. Il
ne faut pas oublier qu'il a mangé le fruit de la connaissance du
bien et du mal et qu'il se dit maître de son destin par rapport à
cela. La dépravation totale indique que la
corruption du péché affecte l’homme dans chaque partie de son être:
sa pensée, ses émotions, sa volonté qui implique ses désirs et ses
choix, et son corps. Il n’y a rien dans
l’homme qui n’a pas été affecté par le péché. Une incapacité totale.
Cela ne veut pas dire que l’homme ne peut rien faire de bon selon
les normes humaines, car dans sa rébellion et son indépendance il
détermine par lui-même ce qui est bien ou ce qui est mal pour son
existence. Il peut encore accomplir des actes de justice
visibles et peut posséder de nombreuses bonnes qualités. Mais
concernant les choses spirituelles, il en est incapable puisqu'il
est mort spirituellement (Éphésiens 2:1-5), et un mort ne peut que
sentir la corruption. Même les «bonnes» choses qu’il fait sont polluées par le péché. Pour
paraphraser la confession de foi de Westminster sur le sujet, «étant tombé dans le péché, l'homme a complètement perdu sa capacité
à faire quelque chose qui contribue à son salut». En d'autres
mots, le choix du salut appartient à Dieu seul et il le donne à qui
Il a choisi d'avance en Christ depuis avant la fondation du monde. Telle
est sa puissance, telle est sa souveraineté absolue, il est Dieu et
fait ce qu'il veut dans les cieux comme sur la terre.
Donald MacLeod dit: «L’incapacité
totale signifie que la conversion dépasse la capacité de l’homme
naturel». En-dehors de Christ, rien de ce qu’un homme accomplit
plaît à Dieu parce qu’il n’est ni motivé par la grâce de Dieu ni
concerné par la gloire de Dieu. Et Dieu est très concerné par nos
motivations. En fait, Il est Celui qui engendre en ses élus «le
vouloir et le faire» (Philippiens 2:13), tandis que les exclus de la
grâce, les réprouvés, agissent selon leur propre volonté qui demeure
toutefois sous le contrôle de Dieu. Le prophète Jérémie exprime l’incapacité
totale de cette façon dans sa demande: «Un Éthiopien peut-il
changer sa peau, et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous
faire le bien, vous qui êtes exercés à faire le mal ?» (Jérémie 13:23). Lorsque Paul dit aux
Éphésiens qu’ils étaient morts dans
leurs fautes et dans leurs péchés, il les aidait à comprendre non
seulement la grâce bouleversante de Dieu pour les sauver, mais leur
besoin absolu de cette grâce. Une personne morte ne peut en aucun
cas participer à son salut, dans sa corruption elle ne peut que
demeurer inerte devant la puissance de la vie éternelle.
Que se passe-t-il donc après
la conversion ? Le péché n’est-il plus présent ? Si seulement
c’était le cas ! La puissance du péché sur
celui qui est né de nouveau est brisée sans aucun doute. Romains 6
clarifie cela: alors que la présence du péché est toujours un fait,
notre rapport avec lui a radicalement été modifié. Le Saint-Esprit
demeure maintenant en nous et nous fait marcher inévitablement dans les
voies de Dieu, que nous en soyons conscient ou non. Nous ne sommes plus esclaves du péché. Il ne nous
domine pas ou ne nous maîtrise pas; nous ne sommes pas contraints à
obéir aux incitations du péché. Mais la faiblesse de notre nature
humaine déchue, que nous portons encore dans notre corps mortel, nous
porte naturellement à péché quoique nous sommes délivré de sa
puissance de condamnation. La menace du jugement ne
plane plus au-dessus de nos têtes. Pourtant, nous continuons à
sentir l’influence du péché. Une manière efficace de
comprendre notre délivrance du péché est la conjugaison des verbes
en trois temps différents: Nous avons été délivrés du châtiment du
péché; nous sommes délivrés de la puissance du péché; nous serons
délivrés de la présence du péché. Néanmoins, aussi paradoxal que
cela puisse paraître, plus quelqu’un marche intimement avec Dieu,
plus grande sera sa connaissance et sa conscience du péché. Je me
souviens avoir été fasciné en tant qu’enfant par des particules de
poussières tourbillonnant dans un rayon de lumière traversant la
fenêtre. Il y avait de la poussière partout, mais elle a été rendue
visible uniquement par la lumière. Il en est de même avec le péché.
Il est rendu manifeste par la lumière de la Parole de Dieu et par
l’Esprit. Plus la lumière est puissante, plus la poussière est mise
en évidence.
Passionné de livres anciens,
en particulier les écrits des Puritains, j’ai souvent été confronté,
à l’accent mis sur le péché par les générations précédentes, même
dans les vies de personnes converties. Où se trouvait la victoire
dans leurs vies ? Voilà, la question que je me suis posé lors de mes
premières lectures de leurs écrits. Depuis, j’ai compris que leur
prise de conscience du péché, aussi aigüe soit-elle, ne va pas au-delà
de leur prise de conscience de la grâce et de la miséricorde de Dieu
dans le pardon de ce péché. Considérez par exemple
Jonathan Edwards, autant connu pour sa vie sainte que pour sa grande
érudition. Edwards affirme avoir un «sens infiniment plus grand de
«sa» propre méchanceté et désobéissance de «son» cœur qu’il
n’avait jamais eu avant «sa» conversion» - un signe de santé
spirituelle, selon son avis ! Son descendant et biographe, Serano Dwight, a ressenti le besoin d’expliquer la pensée de son
grand-père. Ce n’était pas qu’Edwards avait plus de méchanceté,
écrit Dwight, mais qu’il en avait un sens plus grand. Il a ensuite
précisé son observation par une analogie: «Supposons qu’un homme
aveugle ait un jardin couvert de mauvaises herbes répugnantes et
toxiques. Elles sont présentes dans son jardin, mais il n’en est pas
conscient. Maintenant, supposez que ce jardin est, pour l’essentiel,
nettoyé des mauvaises herbes. De nombreuses plantes et fleurs,
belles et utiles les ont remplacées. L’homme recouvre ensuite la vue.
Il y a moins de mauvaises herbes, mais il en est davantage conscient.
Ainsi, plus notre vue spirituelle est claire, plus grande sera notre
conscience du péché».
Les paroles suivantes de
J.C. Ryle fournissent une conclusion éloquente sur la doctrine du péché:
«Le péché - cette infection de
la nature demeure, oui même dans ceux qui sont régénérés. Les
racines de la corruption humaine sont profondément incrustées dans
le fond de nos cœurs. Même après que nous sommes nés de nouveau,
renouvelés, lavés, sanctifiés, justifiés et devenus des membres
vivants de Christ, ces racines demeurent vivantes. Comme la lèpre
sur les murs de la maison, nous ne nous débarrasserons jamais
d’elles jusqu’à ce que la demeure terrestre de ce tabernacle soit
dissoute. Sans aucun doute, le péché n’exerce plus de domination
dans le cœur du croyant. Il est contrôlé, mortifié et crucifié par
le nouveau principe de grâce qui a la puissance d’expulser le péché.
La vie d’un croyant est une vie de victoire et non d’échec. Mais les
vrais combats qui se passent en lui, la lutte qu’il lui faut mener
chaque jour, la jalousie vigilante qu’il est obligé d’exercer sur
son être intérieur, la lutte entre la chair et l’esprit, les soupirs
intérieurs que personne ne connait si ce n’est celui qui les a
expérimentés – tout témoigne de la même grande vérité: l’énorme
puissance et la vitalité du péché… Heureux est le croyant qui la
comprend. Il se réjouit en Christ Jésus mais ne se confie pas dans
la chair. Il rend grâces à Dieu qui donne la victoire, mais n’oublie
jamais de veiller et de prier pour ne pas tomber en tentation».
Comment véridique est cette
parole du prophète Jérémie: «Ce n'est pas à l'homme, quand il marche,
à diriger ses pas.»
(Jérémie 10:23). Vous avez probablement entendu dire, dans
l'ensemble
de votre vie, que l'HOMME EST UN AGENT LIBRE, c'est à dire qu'il
détient un libre-arbitre ou libre-choix. Permettez-moi
d'appeler votre attention sur le fait que l'expression «agent libre»
n'est pas scripturaire, elle est une invention, une illusion
fabriquée par l'homme dans une piètre tentative de se former une
spiritualité charnelle qui convient à ses scrupules. Le libre choix
moral
est simplement une expression théologique et philosophique que
l'homme a fabriqué
pour sa propre convenance, et, comme la plupart des inventions
humaines, elle a une terminologie non biblique et n'est pas du tout
la
vérité. Il n’est pas exagéré d’écrire qu’elle fut inventé pour
disculper Dieu de la responsabilité du mal en l’imputant à sa
création. Ceci apparaît avec clarté dans le traité «De libero
arbitrio» d'Augustin fondé sur le dialogue d’Evodius et d’Augustin.
Evodius pose le problème en des termes abrupts: «Dieu n'est-il pas
l’auteur du mal ? Si le péché est l'œuvre des âmes et que
celles-ci sont créées par Dieu, comment Dieu n’en serait-il pas
l’auteur ?» Augustin répond sans équivoque que «Dieu a conféré à sa
créature, avec le libre arbitre, la capacité de mal agir, et par-là
même, la responsabilité du péché». La réponse d'Augustin n'était
que de la spéculation philosophique sur l'existence de Dieu, elle
n'est en aucune façon fondée sur la révélation des
Saintes-Écritures. Examinons brièvement ces trois
mots: le libre agent (Arbitre / choix) moral qu'on nomme aussi le
libre-choix, idole d'un christianisme nominatif et contrefait qui
plaît au cœur tortueux de l'homme pour justifier son péché de
rébellion afin de maintenir son indépendance. Bibliquement parlant,
le premier homme, Adam, n'avait aucun libre-choix puisqu'il était
serviteur (esclave) de Dieu. La capacité de choisir en l'homme n'est
pas libre, elle est soit l'esclave de Dieu ou l'esclave de la chair.
Dans cette optique cette faculté est la base du péché et de la chute
de l'homme dans le Jardin d'Éden lorsqu'il déclara son indépendance
de Dieu. Elle est le résultat de l'irritation causée par la loi
d'interdiction (Genèse 2:17; 3:3-6) qui poussa l'homme à se
rebeller, car «la puissance du péché c'est la
loi» (1 Corinthiens 15:56), et la loi est donnée de Dieu pour
l'accomplissement de ses desseins, entraînant ainsi toute la race
humaine dans le péché. Le commandement étant venu, le péché surgit
pour manifester le mécontentement de l'homme pour engendrer son
indépendance de Dieu afin qu'il devienne maître de son destin. La
chute de l'homme était donc assuré de se produire puisque Christ
avait été prédestiné avant la fondation du monde pour le rachat de
ses élus (1 Pierre 1:20).
1. L'AGENT est un
acteur capable d'agir ou d'accomplir.
2. Un agent libre est
celui qui peut agir comme bon lui semble sans aucune restriction de
quelque nature qui soit placé sur lui.
3. Un agent libre de sa
moralité est celui qui est libre d'agir comme bon lui semble et sans
aucune retenue sur toutes les questions morales Toutes les questions
concernant les qualités du bien et du mal.
Or la Bible
n'enseigne nul part que l'homme est un agent moral libre, il faut
tordre son texte pour arriver à une telle aberration. Cet 'enseignement
est un pur produit de l'imagination du système religieux pour
monopoliser les consciences faibles. En fait,
la Bible enseigne exactement le contraire. Paul nous dit:
«Ainsi donc,
cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de
Dieu qui fait miséricorde.» (Romains 9:16). Le plus grand mensonge
qui n'a jamais été dit dans un langage humain, c'est que tous les
hommes naissent libres de faire des choix. Mais ils ne sont pas nés
libres. Soyez honnête! Posez-vous la question, Est-ce que l'enfant
des taudis est né libre; l'enfant d'une prostituée et d'un abuseur;
un enfant sans nom, qui grandit avec la marque de la honte sur son
front depuis sa naissance, qui grandit au milieu du vice, et qui n'a
jamais atteint la maturité? Un tel enfant est-il un AGENT libres
d'agir intelligemment, comme il le désire, à toutes les questions
d'ordre moral? Un enfant, qui grandit au milieu du déséquilibre, et
qui n'apprend jamais ce qui est vrai jusqu'à ce qu'il soit imprégnée
de mensonges, qui n'a jamais été enseigné en ce qui concerne
l'honnêteté, jusqu'à ce qu'il soit imprégné de la criminalité? Cet
enfant est-il né libre? L'enfant qui est né dans une terre
communiste est-il libre?, et dans une maison impie. Toute sa vie, ses
parents, ses enseignants, son gouvernement lui ont enseigné qu'il n'ya
pas de Dieu,, il ne sait même pas le moindre petit verset du
Livre Sacré, cet enfant est-il né libre? Est-il un agent moral libre?.
C'est un simulacre, une illusion et un mensonge de l'affirmer. Ce
n'est pas vrai. que l'homme possède un libre-arbitre.. Tous ne sont
pas nés dans ce monde libre comme des agents moraux. La vérité est
beaucoup plus puissante que cela, car le fait est que nul sont des
agents moraux libres, car tous sans exception sommes esclaves de la
chair et du péché.
Les prédicateurs prétendent
que lorsque Dieu a créé l'homme, en premier lieu, il l'a doté de la
liberté et de la volonté, la capacité d'accepter l'amour de Dieu ou
de la rejeter, de garder les lois de Dieu ou d'y désobéir, et que la
décision ici et maintenant est un choix final. Mais notre Seigneur
dit: «Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne
l'attire.» (Jean 6:44). Ici le mot «attire» implique un choix
de Dieu déterminé d'avance dans son plan d'élection. Réfléchissons un instant à quel point l'homme
est libre, et dans quelle mesure sa liberté l'atteint. Un peu
d'observation et d'étude de l'homme montrent que sa liberté a des
limites très strictes car elle est soumise à des lois qui la
régissent. On peut souhaiter, désirer, ou faire des
plans, comme c'est agréable, mais quand il s'agit de mener à bien
notre volonté ou nos désir ou nos buts, nous sommes confronté à un
problème. On n'est pas libre dans le domaine physique. Exemple:
qui peut sauter de la Terre et atterrir sur Mars. On
n'est pas libre dans le champ social. Tout homme ne peut épouser la
femme qu'il désire. On n'est pas libre dans le domaine économique.
Non toutes personnes qui rêvent d'être millionnaire ne peut le
devenir, peu importe les efforts qu'ils y mettent. L'homme n'est pas
libre dans le domaine moral et spirituel. Il peut désirer de tout
son être de débarrasser le monde de la pauvreté et de la criminalité,
de la cupidité et de la haine, de la guerre, mais qui a réussis ça?
Beaucoup ne sont même pas en mesure de se libérer 'eux-mêmes de
leurs penchants naturels qui gratifient la chair. Nous n'avons pas
le choix de naître ni de mourir. En bref l'avortement est un péché
qui cautérise la conscience et assure la destruction de l'âme, et le
suicide est le dernier affront à Dieu qui garantie la perdition
éternelle. Même ces choses, autant horribles qu'elles le sont, ont
été déterminées d'avance dans le plan de Dieu pour manifester sa
justice éternelle envers les réprouvés. Soyez conscient que les
conséquences du péché sont désastreuses et que les peines sont pour
l'éternité. Si la grâce souveraine de Jésus-Christ n'intervient pas
dans votre vie, vous êtes irrévocablement perdus.
La vie ne commence ni se
termine par le libre-choix, cela est tellement évident que personne
ne devrait avoir de la difficulté à le réaliser. Malheureusement la
majorité des gens, surtout ceux qui se disent chrétiens, sont
tellement égocentrique et orgueilleux qu'ils ne peuvent voir plus
loin que le bout de leur nez. Ils sont donc porté, en baissant la
tête, à regarder leur propre nombril comme étant le centre de
l'univers, fausse humilité du monde évangélique. Examinez la question de votre propre
naissance physique, quel choix y avez vous fait? Aucun! Puis-je
vous rappeler que vous n'avez pas été consulté sur la question; vous
avez été absolument passif; vous n'aviez absolument rien à voir
avec votre naissance. Vous ne disposiez pas du choix de l'endroit où
et quand vous seriez né. Vous n'avez pas eut le choix quant sur le
type de famille d'accueil ou vous êtes né. Est-ce que quelqu'un
vous a demandé: «Dites-moi, désirez-vous être un homme ou une
femme? Que Vous conviendrait le mieux avoir les cheveux noirs, ou des
cheveux blonds, des cheveux ou peut-être pas du tout? Vous voulez
avoir les yeux bruns ou bleu? Aimeriez-vous 'avoir la peau blanche,
ou noire, ou rouge, ou jaune ? Et où voulez-vous vivre? À Miami, ou
à Hong Kong, ou en Sibérie, ou encore au Congo?» Rien de tel! Vous
n'avez même pas été consultés. Quel coup à votre orgueil démesuré,
n'est-ce pas. Dieu avait déjà tout décider d'avance, même le fait
que l'homme naît dans le péché, rien de ce que l'homme fait dans le
cour de sa vie n'échappe à la volonté souveraine de notre Dieu
Tout-Puissant. Le Psalmiste déclare: «Voici, je
suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché.» (Psaume
51:5). L'apôtre Paul ajoute: «Par un seul homme le
péché est entré dans le monde, et la mort par le péché, et ainsi la
mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ...
Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été
rendus pécheurs (Romains 5:12,19). L'homme n'a jamais eut le moindre
mot a dire sur son état et sur son destin. L'homme n'a absolument
rien à voir avec sa venue et sa vie en ce monde. C'est le choix de Dieu. Dieu
a choisi d'apporter à l'existence cette création, car Il a un plan
défini pour elle dans son processus créatif de tout l'univers. C'est
Dieu qui a formé l'Homme de la poussière de la terre. C'est Dieu qui
insuffla dans ses narines un souffle de vie. C'est Dieu qui a placé
l'homme dans le Jardin d'Éden. C'est Dieu qui a planté l'arbre de la
connaissance du bien et du mal dans le milieu du jardin. C'est Dieu
qui a donné l'ordre que l'homme ne devait en manger le fruit. Et c'est Dieu qui a fait le serpent
de l'intellect dans la conscience de l'homme et l'a mis
dans le jardin de Sa Présence pour qu'il soit tenté par son raisonnement
subtil afin d'engendrer la chute et le décret de rédemption!
Il y a une chose qui est
commune à beaucoup d'être humains: Ils pensent que leur naissance
et leur vie sont un accident ou encore le fait du vouloir de leurs
parents. Le psalmiste, proclame une merveilleuse foi dans la
souveraineté de Dieu concernant sa conception: Le Psaume139.1 nous
dit, dans la Bible Segond: «Éternel! tu me
sondes et tu me connais, Tu sais quand je m’assieds et quand je me
lève, Tu pénètres de loin ma pensée; Tu sais quand je marche et
quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. (...) Tu
m’entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi. (verset
5) (...) Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta
face? Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des
morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille
habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta
droite me saisira. Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront,
La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas
obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres
comme la lumière. (versets 7 à 12) (...) C’est toi qui as formé mes
reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que
je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et
mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi,
Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les
profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes
yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits les
jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât. Que
tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le nombre en est
grand! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains
de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi. (versets 13 à
18)».
Dieu est l'architecte de
toute choses telles qu'elles existent. Il n'y a pas de dualisme dans
la création. Dieu est l'auteur de toutes choses et elles existent de
par son unique volonté. Soyez bien assuré que le premier homme, Adam,
ne possédait aucun libre arbitre, il était un serviteur, un esclave
de l'Esprit Éternel, et tous ses agissements étaient déterminés
d'avance par la volonté souveraine du Dieu Tout-Puissant. En
d'autres mots, Dieu est le seul responsable de ce qui s'est
passé dans le jardin, il est responsable du fait qu'il a Lui-même
placé Adam dans ce jardin. Lui-même a mis l'arbre de la
tentation, sachant très bien dans son omniscience qu'Adam y
succomberait. Sans la Chute il n'y aurait pas de salut possible, car
Christ avait été prédestiné avant la fondation du monde pour
racheter son peuple élu. Si Dieu dans sa sagesse infinie connaissait les
conséquences tragiques de la rébellion d'Adam par la loi
d'interdiction qu'il lui avait donnée, alors conséquemment, Dieu est aussi responsable d'avoir créé un
être faible soumis à sa loi dont les choix prédéterminés résulterait dans la chute de toute
la création, afin d'en racheter certains pour la gloire éternelle. Nous devrions savoir que Dieu n'agit pas à l'improviste,
mais qu'il a déterminé les choses avant même qu'elles se produisent. Dieu
dit a Israël par l'entremise de Ésaie: «Car je savais que tu serais
infidèle, Et que dès ta naissance tu fus appelé rebelle.» (Ésaïe
48.6,8).
Les passages de Romains 9:14-21,
nous disent: «Que dirons-nous
donc? Y a-t-il en Dieu de l'injustice? Loin de là! Car il dit à
Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai
compassion de qui j'ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de
celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait
miséricorde. Car l'Écriture dit à Pharaon: Je t'ai suscité à dessein
pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié
par toute la terre Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il
endurcit qui il veut. Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car
qui est-ce qui résiste à sa volonté? O homme, toi plutôt, qui es-tu
pour contester avec Dieu? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a
formé: Pourquoi m'as-tu fait ainsi? Le potier n'est-il pas maître de
l'argile, pour faire avec la même masse un vase d'honneur et un vase
d'un usage vil?». En aucun endroit la Bible parle de l'homme comme
étant un agent libre. Vous ne trouverez pas cela dans la
Bible. L'homme est un esclave, soit de Dieu ou de la chair, soit
de la vérité soit de la duplicité, et même dans l'indépendance de sa
rébellion pour sa perdition Dieu demeure en contrôle.
«Nous savons, en effet, que la loi est
spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.»
(Romains 7:14). L'homme non régénéré est un esclave du péché, esclave
du diable de la contrariété humaine d'une nature entièrement
corrompue, c'est à dire esclave de sa propre chair et de ses
passions. Comment un homme esclave et captif du péché et du
raisonnement charnel, le Satan dans le cœur de l'homme, peut-il être un agent
moral libre? Impossible! Impossible! Adam nous a vendu. Il ne nous a
pas donné le choix, ni même demander notre avis. Quand Adam a attiré
avec lui toute sa progéniture sous la gouverne de l'iniquité, il n'a
consulté aucun d'entre nous. Nous n'avons pas choisis d'être
conçus
et de naitre dans l'iniquité, perdu pour l'éternité. L'apôtre Paul écrit dans
Éphésiens 2:2-3: «Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous
vivions autrefois selon les convoitises de notre chair,
accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous
étions par nature des enfants de colère, comme les autres...».
Le message est clair - nous
ne sommes pas pécheurs par choix. Nous sommes pécheurs par NATURE!
Nous sommes nés dans cette condition, tout simplement parce que le
premier homme, Adam, nous a tous mis dans l'esclavage du péché, et
cela d'après le décret éternel du Dieu Souverain et Tout-Puissant
qui a tout déterminé d'avance pour la gloire de son nom et de sa
justice, afin de former le Nouvel Homme à son image et à sa
ressemblance dans une nouvelle race céleste et éternelle.
Il n'ya pas de fait plus
évident que le fait de la dépravation totale de l'homme, et de sa
servitude au péché, et ceci est enraciné dans le fait que son esprit
humain est un esprit de mort dès sa naissance. La dépravation signifie que l'homme
dans son état naturel est incapable de faire quoi que ce soit pour
être agréable à Dieu, sa volonté, ses choix, et ses agissements sont
esclaves du péché et de la chair. Jusqu'à ce que notre esprit soit
régénéré par
SON ESPRIT, comme il le fut déterminé en Christ de toute éternité
pour ses élus, nous sommes esclaves de la chair et de la contrariété
humaine d'un esprit corrompu, c'est à dire le diable, et sommes
par nature des ennemis de Dieu. Quand l'homme insiste sur le fait,
comme on l'entend souvent,
qu'il a encore une étincelle de la bonté divine qui réside dans
son cœur, la Bible dit au contraire que «Le
cœur est tortueux par-dessus tout, et
il est méchant: Qui peut le connaître? (Jer. 17:9). Quand l'homme
affirme qu'il est un agent moral libre et peut accepter ou rejeter
le Seigneur par sa propre volonté, selon son propre choix ou par une
décision personnelle, la Parole de Dieu en
contradiction avec lui, déclare «selon qu'il est écrit: Il n'y a
point de juste, pas même un seul; Nul n'est intelligent, Nul ne
cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis.» (Romains
3:10-11). Bref, un mort n'a pas la capacité de choisir la
vie, il ne peut que dégager l'odeur de la corruption (Jean 11:1-44).
L'homme est totalement
dépravé, même celui qui se veut chrétien et né de nouveau, et tout dans sa nature est en rébellion contre Dieu.
L'homme est fidèle au dieu des ténèbres de son raisonnement charnel, et aime les ténèbres
de ses opinions plutôt
que la lumière de la vérité. Sa volonté n'est donc pas du tout "libre". Il est
un esclave de la chair et du péché, penchants du vieil homme que le
chrétien porte encore en lui pour le reste de ses jours et qu'il
doit combattre par la foi ou assurance en Christ dans un salut ou
délivrance déjà accomplie. La dépravation totale signifie que l'homme,
de son propre gré, NE PEUX PRENDRE UNE DÉCISION POUR CHRIST, cela
est complètement impossible. Seulement ceux du christianisme
contrefait moderne agissent de la sorte, s'imaginant être libre
lorsqu'ils sont esclaves de leur nature humaine déchue. Notre
Admirable Seigneur a carrément dit: «Et vous ne voulez pas venir à moi
pour avoir la vie!» (Jean 5:40), puisqu'un mort ne peut
vouloir rien. La Dépravation Totale signifie que
l'homme naturel est totalement incapable de discerner la vérité, il
ne peut que la déformer par son esprit tordu, comme nous voyons
parmi les sectes dites évangéliques. L'homme ne peut naître de
nouveau, il doit déjà être né de nouveau en Christ depuis avant la
fondation du monde pour obtenir le salut, c'est à dire qu'il doit
être régénéré d'une différente origine que ceux qui ont été exclus
de la grâce. «L'homme animal ne
reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie
pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est
spirituellement qu'on en juge.» (1 Cor. 2:14). L'homme ne peut pas
voir ni connaître les choses qui concernent le Royaume de Dieu, sans
être régénéré d'en haut dès l'origine. Un esprit mort ne
perçoit seulement les choses de l'homme et de l'esprit de la chair,
le Satan de la nature humaine déchue qui réside en tous les hommes. Les hommes
non régénérés ne peuvent pas
comprendre qu'ils ne peuvent venir à la lumière du sacrifice de la
croix pour obtenir la vie. Seuls les élus entendent l'appel
irrésistible de la grâce souveraine. Le reste demeurent des
enfants morts dès leur naissance et qui ne connaissent que
l'obscurité de leur nature déchue. Ils sont totalement dépravés, totalement incapables de
penser, de percevoir ou de faire quoi que ce soit d'agréable à Dieu.
Le don de vie est par la volonté de Dieu seul (Éphésiens 2:3-10;
Bible de Machaira 2016):
Notre Admirable Esprit des
vivants se présente dans
Bible comme Celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa
volonté (Éphésiens 1:11). Le Seigneur dit des paroles puissantes que
les gens, chrétiens ou non, préfèrent ne pas lire ni entendent:
«Je forme la lumière, et je crée les ténèbres,
Je donne la prospérité, et je crée l’adversité; Moi, l’Éternel, je
fais toutes ces choses.» (Ésaie 45:9). David
avait fait l'expérience que les choix et les décisions de Dieu était
différents de ceux des hommes et il avait appris à se soumettre aux
décisions de l'Admirable. Il accepta donc humblement le dessein de
l'Esprit des vivants et il mit tout son cœur à préparer pour son fils la future
construction du temple (1 Chroniques 29.2). Puis, rendant grâces à Dieu en
présence de toute l'assemblée d'Israël, il prononça des paroles
proclamant la souveraineté de Dieu en toutes choses, d'après 1 Chroniques 29:11,12:
«A
toi, Éternel, la grandeur, la force et la magnificence, l’éternité
et la gloire, car tout ce qui est au ciel et sur la terre
t’appartient; à toi, Éternel, le règne, car tu t’élèves
souverainement au-dessus de tout! C’est de toi que viennent la
richesse et la gloire, c’est toi qui domines sur tout, c’est dans ta
main que sont la force et la puissance, et c’est ta main qui a le
pouvoir d’agrandir et d’affermir toutes choses.».
Dieu contrôle tout ce qui se
passe sur la terre et dans les cieux, des choses les plus
magnifiques que des choses les plus horribles. Il est Dieu sur tout
ou il n'est pas Dieu du tout, rien n'échappe à sa volonté souveraine
et absolue. Or nous voyons que le monde entier est
sous le pouvoir de l'esprit malin de la nature humaine déchue, par toutes les choses horribles qui s'y
déroulent: guerre, crimes, violence, haine, etc... Cependant, comme
nous l'avons déjà mentionné, Dieu demeure en contrôle et tout
s'accomplit selon ses plans. L'esprit malin et corrompu qui réside
en tous les hommes ne les livre pas à toutes ses volontés,
autrement il y a longtemps que le monde aurait disparu. Il y a dans
la Bible, un récit étonnant dont la majorité ne comprennent pas toute la
teneur. Dans 1 Rois 22.19,23, il est écrit: «Et Michée
dit: Écoute donc la parole de l’Éternel! J’ai vu l’Éternel assis sur
son trône, et toute l’armée des cieux se tenant auprès de lui, à sa
droite et à sa gauche. Et l’Éternel dit: Qui séduira Achab, pour
qu’il monte à Ramoth en Galaad et qu’il y périsse? Ils répondirent
l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Et un esprit vint se
présenter devant l’Éternel, et dit: Moi, je le séduirai. L’Éternel
lui dit: Comment? Je sortirai, répondit-il, et je serai un esprit de
mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L’Éternel dit: Tu le
séduiras, et tu en viendras à bout; sors, et fais ainsi! Et
maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la
bouche de tous tes prophètes qui sont là. Et l’Éternel a prononcé du
mal contre toi.». Ces passages rejoignent ce qui est dit dans
2 Thessaloniciens 2:11: «C'est pourquoi
L’ESPRIT DES VIVANTS leur enverra une puissante falsification, pour
qu'ils croient au mensonge.». Dieu agit donc comme Il le veut
car Il est entièrement Souverain, ses pensées sont au-dessus de nos
pensées et ses voies au-dessus de nos voies, que cela nous plaise ou
non. Il n'a pas besoin de notre permission ni de nos opinions pour
agir. Dieu se moque de ceux qui veulent lui dicter leurs façons de
faire.
Un autre récit de la Bible
nous fait comprendre la souveraineté de Dieu, c'est l'histoire de
Nébucadnetsar, ce roi puissant de Babylone que L'Éternel avait
utilisé pour exécuter ses jugements contre Israël à cause de leurs
nombreux péchés et de leur idolâtrie. Un jour, Nébucadnetsar, arrivé
au sommet de sa gloire, s'est glorifié de sa puissance, comme nous
voyons dans Daniel 4:29,30: «Au bout de
douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,
le roi prit la parole et dit: N’est-ce pas ici Babylone la grande,
que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force
et pour la gloire de ma magnificence?». Et dans Daniel 4:33,37il
est dit: «Au même
instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du
milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps
fut trempé de la rosée du ciel; jusqu’à ce que ses cheveux crussent
comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.
Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le
ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et
glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est
une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en
génération. Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que
néant: il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les
habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et
qui lui dise: Que fais-tu? En ce temps, la raison me revint; la
gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent
rendues; mes conseillers et mes grands me redemandèrent; je fus
rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.
Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le
roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies
justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil. Le
Très-Haut domine sur le règne des hommes, Il le donne à qui il lui
plaît, Il y élève le plus vil des hommes.». De même l'apôtre
Paul, lui-aussi, n'ignora pas le fait que Dieu «donne à qui il lui
plait et qu'il élève le plus vile des hommes» lorsqu'il dit dans
1:15: «Cette parole est certaine et digne de
toute confiance; c'est que Jésus-Christ est venu au monde pour
sauver les pécheurs, dont je suis le premier.». A remarquer
que Paul dit «je suis le premier» et non «j'était le premier»,
indiquant par cela que le péché était encore actif dans sa vie car,
comme il dit aussi dans Romains 8:10: «Mais si
Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais
l'esprit est vivant à cause de la justice.», reflétant son
enseignement qu'il donne en Romains 7:14-25: «14
En effet, nous savons que la loi est
spirituelle ; mais moi je suis charnel, vendu au péché. 15 Car je
n'approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux,
mais je fais ce que je hais. 16 Or, si je fais ce que je ne veux
pas, je reconnais par là que la loi est bonne. 17 Et maintenant ce
n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
18 Car je sais que le bien n'habite point en moi, c'est-à-dire, dans
ma chair, parce que j'ai la volonté de faire le bien ; mais je ne
parviens pas à l'accomplir. 19 Car je ne fais pas le bien que je
veux ; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. 20 Que si je
fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, mais
c'est le péché qui habite en moi. 21 Je trouve donc cette loi en moi
; c'est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
23 Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la
loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui
est dans mes membres. 24 Misérable homme que je suis ! qui me
délivrera de ce fardeau de mort ? 25 Je rends grâces à Dieu par
Jésus-Christ notre Seigneur ! Je suis donc assujetti moi-même, par
l'esprit, à la loi de Dieu, mais par la chair, à la loi du péché.».
Il est donc évident que le
péché demeure encore actif dans le corps charnel et mortel du
chrétien authentique durant toute sa vie en ce monde de ténèbres. La
raison pour cela est simple, c'est que nous sommes sauvés en la
nouvelle nature de l'Esprit de Christ qui habite en nous, et non en
notre vieille nature dépravée soumise au péché et à la corruption de
la chair qui demeure avec nous jusqu'à la fin de nos jours.
Autrement nous serions immédiatement transformé totalement en
l'image de Christ et transporté instantanément dans le royaume
éternel de l'Admirable Esprit des vivants lors de notre conversion,
sans connaître la mort qui est commune à tous les hommes à cause du
péché. En fait, Jésus Lui-même, notre Admirable Sauveur et Maître,
déclare dans sa prière au Père, c'est à dire à l'Esprit Éternel de
sa nature divine qui demeure en lui et dont il est l'enveloppe
visible: «Je leur ai donné ta parole, et le
monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme je ne
suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de
les préserver du malin. Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis
pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité; ta Parole est la vérité.»
(Jean 17:14-17).
La majorité des gens,
chrétiens nominatifs inclus, croient que les
empires, les royaumes et les gouvernements du monde détiennent le
pouvoir absolu et nous oublions trop souvent qu'il y a dans les
cieux un Dieu qui veille et qui domine sur le règne des hommes. Ils
craignent pour leur sécurité car ils ne croient point en la
Souveraineté absolue du Dieu vivant et Tout-puissant et en la gloire
à venir, car ils en sont exclus. Dans nos temps modernes, les
tensions politiques entre les États-Unis, la Russie, la Chine, la
Korè du Nord, l'Iran, etc. préoccupent l'esprit de tous les peuples
de la terre, et particulièrement des sectes chrétiennes dite
Évangéliques «Baptistes, Darbystes, Pentecôtistes, Charismatiques,
Adventistes, etc. ainsi que tous les groupes dissidents ou églises
de maison. Puisque leur «petit moi» est le centre de leur vie, il ne
peut en être autrement. Ils ont beau lire et étudier ce qu'ils
nomment «la Parole de Dieu», mais n'en tirent aucun avantage sauf de
gratifier les opinons de leur nature humaine déchue. L'hérésie et
l'apostasie sont rampantes dans le christianisme contrefait moderne.
Mais le Psalmiste avait prévu une telle attitude néfaste en
déclarant nous dit dans les Psaumes 2:1-12:
Nous pourrions être effrayés
par des forces ou des puissances qui voudraient nous abattre, cela
est normal à cause que nous vivons encore dans un corps de chair, mais
il ne faut jamais oublier que toutes les puissances, toutes les dominations, toutes les autorités,
tous les princes et les grands de ce monde, tous les éléments naturels
qui parfois se déchaînent, n'ont de pouvoir que dans les limites
de la volonté de Dieu qui a déterminé toutes choses depuis avant la
fondation du monde. Même Job avait été donné de reconnaitre cela, et
dire que dans nos temps modernes les gens préfèrent l'ignorer
complètement. Voici ce qui est écrit dans Job 38:8-18:
Oui notre Dieu, l'Admirable
Esprit des vivants, qui s'est révélé à nous dans un corps de chair
sous le Nom de JÉSUS (Philippiens 2:9-11), est Souverain sur toutes
choses. Imaginez des sages debout
devant la tombe de Lazare et observant ce qui semble pour eux, comme
pour les évangéliques modernes, être un geste
de folie, où le Seigneur s'adresse a un homme mort avec les mots
suivants: «Lazare, viens ici devant
moi! Et le mort sortit, les mains et les pieds liés de bandes,
et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: Déliez-le, et
laissez-le aller.» (Jean 11:43,44). Déjà son corps était dans
un état de décomposition. Mais Celui qui parlait ainsi
était Lui-même la résurrection et la Vie, le Créateur de toutes
choses, à ses seuls paroles les
morts ressuscitent, ils n'ont pas le choix de revenir à la vie.
Sommes nous sauvé par notre repentance, notre foi ou décision
personnelle de croire, NON, nous sommes sauvé non à cause de ce que
nous faisons, mais à cause de ce que Christ a choisi de faire dans
son sacrifice sur la croix, comme Il l'avait déterminé d'avance pour
ses élus depuis avant la fondation du monde (1 Pierre 1:19,20). Tout comme Lazare n'aurait jamais pu venir a
Jésus et sortir de son tombeau avant que Jésus l'appelle et lui
donne la vie, de même ceux qui ont été choisis d'entre tous genres
d'hommes «morts dans leurs
transgressions et leurs péchés», doivent d'abord être choisi et appelé de Dieu
avant d'être attiré à Christ pour le salut de leur âme. Personne ne
peut réellement croire en Jésus sans avoir été destiné à la vie
éternelle, comme nous voyons dans le passage de Actes 13:48:
«tous ceux qui étaient destinés à la vie
éternelle, crurent.». Or comme Jésus dit aux réprouvés, ceux
qui sont exclus de la grâce: «Mais vous ne croyez pas, parce
que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix; je
les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et
elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.»
(Jean 10:26-28 ).
Lazare, ami de Jésus, n'a pu
faire autre que de réagir à la voix de son Maître et n'avait pas le
choix que de sortir de l'obscurité du tombeau de la mort. Dàja son
corps était dans L'homme naturel ne détient aucune puissance sur la mort. Il n'est
pas en mesure de résister à l'adversité de sa nature humaine déchue
que les gens, dans leur ignorance, nomment «Satan», parce que sa volonté
charnelle est
inférieure à la volonté de Dieu. Paul dit que ceux qui s'opposent
à la vérité de Dieu sont dans le piège de la contrariété humaine
d'une nature faible et corrompue nommée «le diable», et sont
faits prisonniers par cet esprit qui demeure en tous les hommes, à sa volonté
de rébellion qui est «hostile à l'Esprit de Dieu» (Romains 8:7;
Galates 5:7). Il importe donc de comprendre que l'homme n'est qu'une
simple créature et non le Créateur, cela est le point principale de
sa faiblesse qui fait de lui une puissance
inférieure, qui, dans sa rébellion, se veut maître de son destin.
Déclarant ainsi son indépendance, se faisant donc dieu (Genèse 3:5),
et refusant et rejetant conséquemment la Souveraineté de Dieu sur sa
vie, étant aveuglé par son raisonnement charnel sur le fait que Dieu
demeure en contrôle, il sombra dans la subtilité de ses
raisonnements charnels et devint esclave du péché et de la chair.
Depuis, tous les choix de l'homme de marcher selon sa propre volonté
dans tous les aspects de sa vie, sont l'évidence de sa rébellion
contre Dieu. Il a mangé le fruit de l'arbre de la connaissance du
bien et du mal pour s'en faire le maître, et lui et sa progéniture
en payera les conséquences éternellement.
Mais Dieu avait déterminé d'avance de toute éternité, avant
cette chute en Éden, que certains d'entre les hommes qu'il a créé,
soient choisis pour la gloire éternelle en Jésus-Christ qui est Dieu
Lui-même manifesté dans la chair comme étant le Messie promit depuis
le début des temps. Nous sommes donc sauvés, non par notre choix ou
par ce que nous faisons (repentance, décision personnelle ou choix
de croire, obéissance aux commandements), mais à cause de ce que
Dieu a choisi et fait en s'incarnant dans la chair pour s'offrir
Lui-même en sacrifice croix pour les péchés de ses élus.
La Chute de l’homme dans le
Jardin d'Éden est la
clé pour comprendre la nature de l’homme et la condition du monde
dans lequel nous vivons. A
part ce récit historique, hautement figuratif, il n’y a aucune explication crédible de la condition
humaine, comme par exemple le pourquoi de l’existence de la
conscience de l’homme – cette conscience du bien et du mal qui
caractérise l’homme et l’élève bien au-dessus des animaux. Seule la
Chute explique pourquoi, bien que nous ayons en nous ce système
d’alarme moral, déclenché par la loi d'interdiction (Genèse
2:16,17), nous ne pouvons pas y obéir ou répondre à ses
exigences. La raison de cela est que la loi irrite notre esprit au
plus haut point pour nous pousser à la rébellion, afin d'affermir
notre indépendance de Dieu et de la vérité qui est déformée par la
subtilité de notre raisonnement charnel. Voici simplement l’un des mystères de la nature humaine
qu’aucune littérature dans le monde ne peut expliquer, à l’exception
de la Bible.
Seule la Chute explique les
guerres cruelles et toute autre hostilité humaine, sans même
mentionner l’avarice, l'hypocrisie, l’égoïsme et l’hostilité envers Dieu qui sont
omniprésents. Et pourtant, est-ce qu’on ne s’attendrait pas plutôt à
ce que les gens acceptent volontiers l’idée d’un merveilleux
Créateur, plein de bonté, qui est prêt à leur accorder une communion
avec Lui-même, et à leur donner librement toutes sortes de bienfaits,
et même la vie éternelle ? Mais pourquoi tant de personnes
s’acharnent-elles à prouver qu’il n’y a pas de Dieu, pas de vie
après la mort, pas de critères moraux, et pas de bien absolu ? Sans
la Chute, il est impossible d’expliquer la nature humaine, ou
d’élucider l’apparition de la souffrance et des tragédies dans le
monde.
Rien n’a de sens, sans ce
concept fondamental d’une race humaine qui a chuté par le « péché
originel » qui est une déclaration officielle d'indépendance envers
Dieu, puisque l'homme se veut libre dans ses choix et ainsi maître
de son destin. Si le récit biblique de la Chute n’était pas un vrai
récit révélé par Dieu, il serait toujours autant l’écrit le plus
remarquable depuis le début de l’écriture, parce qu’il reflète avec
une telle perfection tous les comportements humains de siècle en
siècle. Derrière son apparente simplicité se cachent une exactitude
parfaite et un sens profond, démontrant soit une inspiration divine,
soit l’œuvre d’un génie ultime de la littérature et de la
psychologie. Cet événement est présenté dans la Bible comme un fait
historique, attesté par Christ Lui-même.
La plus grande erreur que
l’on puisse faire dans une religion est de penser que l’on peut
plaire à Dieu par nos propres accomplissements justes et droits.
Cette erreur résulte d'un esprit de rébellion et d’une mauvaise compréhension de ce qui s’est
passé lors de la Chute de la race humaine, qui a eu pour conséquence
la corruption totale du caractère de l’homme. Seule la Bible parle de la
Chute de l’homme et du besoin d’un Sauveur. En fait sans Chute il
n'y aurait aucun besoin d'un Sauveur et le salut serait impossible.
Même que dans le décret éternel du plan divin la Chute était assurée
de se produire, puisque Christ a été prédestiné avant la fondation
du monde à mourir sur la croix pour racheter ses élus (1 Pierre
1:19,20). Le problème qui réside
dans les autres croyances, surtout dans la mouvance Évangélique
moderne, est qu’elles n’acceptent pas la Chute et
la dépravation totale de l’homme, et ainsi survient l’idée que les gens
peuvent satisfaire les exigences de Dieu par leurs propres actes et
mérites, lorsque ceci est impossible. Cette fausse doctrine que les
gens peuvent contribuer à leur salut est issue de l'Arminianisme,
hérésie du libre-choix qui fut infiltré dans le Protestantisme par
les Jésuites au temps de la Réforme, afin de détruire la doctrine de
la Souveraineté de Dieu. Cette hérésie diabolique est très populaire
de nos jours sous différentes formes parmi les sectes dites
Évangéliques.
Peut-être certains
pensent-ils que la Chute de l’homme est un sujet négatif, déprimant
et profondément pessimiste, mais c’est là le chemin vers le réalisme,
démontrant notre besoin d’un Sauveur, et de l’œuvre de Dieu dans nos
vies. Malgré toutes les capacités remarquables que Dieu a données à
l’humanité, et les accomplissements incontestés de l’homme depuis
des siècles, tant de choses dans ce monde nous désillusionnent. Il y
a une telle hostilité aux valeurs morales, tant de vices et de
manque d’humanité, que nous devons admettre la dépravation de
l’homme comme un fait réel et scripturaire.
Dans Genèse 3, nous
contemplons un « jardin » d’une beauté indescriptible et d’un
bonheur sans pareil. Adam et Ève ont été créés, la race humaine est
en marche, et l’air est plein de pureté, de bonheur, de force
morale, et par dessus tout, de communion incessante avec Dieu. Le premier
couple jouit d’une parfaite harmonie, et expérimente toute sensation
pure et agréable que connaît l’humanité. Leur paradis n’a aucune
trace de péché, blessure, trahison, deuil, tristesse, déception,
crainte, mort, séparation, douleur, fatigue – mais ils sont comblés
d’une énergie et d’une satisfaction intellectuelle illimitées, car
c’est là un lieu qui est sous la puissante protection et la bonté
inébranlable du Dieu Tout-Puissant. Rien ne se détériore ou ne
vieillit dans ce lieu de beauté inaltérable. Cependant, c’est là
qu’a eu lieu le pire moment de trahison de toute l’histoire. Comment
est-ce possible ?
Dans ce paradis, un serpent
s’est adressé à Ève. Un serpent capable de parler ? Non, car le
terme est figuratif pour représenter l'intellect de l'homme avec son
raisonnement subtil qui déforme la Parole de Dieu pour l'adapter à
ses besoins, c'est à dire Satan. Mais à travers l'histoire, les
mythes chrétiens issus du Mazdéisme et des anciennes religions à
mystères, ont fait de
Satan un ange supérieur nommé Lucifer qui a chuté du Ciel à cause de son orgueil.
Mais Satan n'est pas un ange, il est plutôt l'esprit de la chair que
Dieu a soufflé dans les narines de l'homme (Genèse 2:7), l'essence
même de la nature humaine qui se rebella contre Dieu en mangeant le
fruit interdit de l'indépendance pour devenir maître de son destin.
Cet esprit rusé, raisonnement subtil ou intellect ingénieux, est
l'ennemi de Dieu et du sacrifice de la croix. L'apôtre Paul nous en
parle dans Romains 8:7: «Car le raisonnement
charnel est hostile contre L’ESPRIT DES VIVANTS; car il ne se soumet
pas à la loi de L’ESPRIT DES VIVANTS; et en effet, il ne le peut.»;
et dans Galates 5:17: «Car la chair a des
désirs contraires à l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à la
chair, et ces deux choses sont opposées l'une à l'autre; de telle
sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez.».
Il importe aussi de comprendre que Ève n'était pas une femme dans le
sens général qui lui est attribué. Le mot «Éve» signifie proprement
«la vie» et ce terme est employé dans un sens figuratif pour
représenter la vie charnelle de l'homme comme étant la mère de tous
les vivants à travers l'histoire de la race humaine. Il s'agit ici
de la nature humaine déchue dont les principes sont avantageux pour
l'existence de l'homme rebelle dans un monde corrompue. Remarquez
que le mot «Ève» n'est pas utilisé dans l'histoire de la Chute avant
Genèse 3:20, c'est à dire après la Chute qui occasionna la
corruption de la nature humaine déchue. La conséquence tragique de
cette histoire est que l'homme fut jeté en dehors du Jardin de la
Grâce, la présence de Dieu ne luit était plus accessible et il
sombra dans les pires décadences inimaginables.
Remarquons aussi que le mot
«Adam» est un terme singulier qui représente un pluriel, tout comme
le mot «famille» ou «assemblée». Adam était l'homme au sens pluriel
de l'humanité qui fut créée mâle et femelle (Genèse 1:27). Il
représente figurativement une collectivité qui existait d'un même
principe et agissait comme un seul être dans la présence de Dieu et
de sa grâce merveilleuse, c'est à dire «le Jardin d'Éden». Les êtres
humain de cette période, nos premiers ancêtres, avaient assurément
une grande intelligence car ils furent donné la maîtrise de
l'univers, tout dans la création était sous le contrôle de cette
race parfaite (Genèse 1:28-30) crée à l'image de Dieu (Genèse 1:26).
Les confins de l'univers leurs étaient accessibles et ils habitèrent
parmi les sphères de l'immensité célestes qui a ce temps pouvaient
supporter la vie. Nous
pouvons donc être sûrs qu’ils ont compris les enjeux de leur tentation
avec une profonde clarté avant de poser le geste fatal. La Chute de
l'homme a déséquilibrée toute la création qui fut soumise à la
servitude de la vanité (Romains 8:19-23), et ses extrémités ne
furent plus disponibles à l'homme rebelle dont l'existence fut
réduite à des raisonnements charnels captieux. Quoiqu'il en a forcé
la porte à plusieurs reprises pour retourner faire son nid parmi les
étoiles, il ne réussira jamais à retourner parmi ses anciennes
demeures car tout a été chambardé lors de la révolution primaire
d'une guerre cosmique entre les fils des ténèbres (Caïn) et les fils
de la lumière (Abel). Ayant dérobé l'ancienne connaissance des fils
de Dieu que Noé transporta dans l'arche, il réussit, au temps de la
Tour de Babel, qu'à fonder quelques colonies parmi les ruines des
anciennes civilisations qui restent, mais elles ne seront jamais
fructueuses, elles périrons tous car Dieu l'a décrété ainsi:
«Quand tu élèverais ton nid comme l'aigle,
quand tu le mettrais entre les étoiles, je te précipiterai de là,
dit L’ADMIRABLE.» (Abdias 1:4). Les confins d'un nouveau
monde seront disponible de nouveau qu'à l'apparition finale de
Christ, lorsque tous les élus seront transformés en son image
parfaite pour l'éternité. Un nouveau monde pour une nouvelle race
céleste et éternelle dans la gloire de Christ, le Nouvel Homme.
Ainsi, le péché a commencé
quelques instants avant que le fruit interdit de l'indépendance n’ait été saisi,
lorsque l'homme raisonna subtilement la Parole de Dieu pour
l'appliquer à ses caprices. Et loin de se
résumer à un seul délit, il se compose de nombreuses fautes
associées en un péché multiple qui atteint des proportions
terrifiantes. «Quelle chose insignifiante ! Que l’avenir de toute
la race humaine soit déterminé par un seul petit acte de
désobéissance – prendre un fruit !», disent les incrédules. Mais
avec ce raisonnement, vous pourriez tout autant décrire la force
atroce de destruction lancée sur Hiroshima ou Nagasaki comme le
simple résultat du déclenchement d’une fission nucléaire. Nous ne
considérons pas uniquement le fait de prendre et de manger le fruit,
mais tout ce qui se cache derrière cet acte. De même, nous ne
regardons pas au doigt qui déclenche le détonateur, mais à l’esprit
qui a décidé d’entreprendre cette action.
Nous voyons dans nos
premiers ancêtres un déferlement rapide d’attitudes de péché, sans
aucun précédent, toutes générées et acceptées par leur volonté, leur
propre liberté de choix qu'ils se réclament faussement, s'opposant
ainsi à la Souveraineté absolue du Dieu Tout-puissant. Nous constatons un mélange d’ingratitude,
d’incrédulité, d’infidélité et d’orgueil, et pourtant nous n’avons
pas encore exploré tous les péchés qui se cachent derrière ce crime
odieux. L’orgueil a dit: «voici ce
à quoi j’ai droit et que je mérite, mais Dieu m’en empêche sans
raison valable». Ainsi, la race humaine s’est détournée de Dieu, et
toutes les valeurs opposées (les anti-valeurs) sont venues à
l’existence. Elles n’ont jamais été présentes dans le monde avant ce
moment terrible de la Chute en Éden. En fait,
c’est comme s’ils donnaient un défi extrême à Dieu: «nous déclarons que
nous nous détournons de notre Créateur», et par conséquent le
contraire de la vie, de l’amour, de la vérité, de la pureté et de la beauté a
pénétré dans l'âme de l'homme.
Toute l’horreur de leur
péché multiple est mise à nu dans le récit biblique. Nous observons
cette déchéance dans la
société d’aujourd’hui, où les valeurs de Dieu sont balayées de
manière évidente pour faire place à ce que les gens veulent faire
pour satisfaire leurs désirs variés et leurs aspirations égoïstes.
Quand Dieu a déclaré que quelque chose était mortel, l’homme finit
par le légaliser et par l’afficher ouvertement. La Chute de l'homme implique les péchés suivants:
ingratitude envers Dieu, incrédulité, infidélité, et orgueil. Mais
le fait même de prendre le fruit interdit et de le manger a ajouté à cela la
désobéissance, la rébellion et l'abandon aux convoitises, plaçant
ainsi la race humaine en opposition totale à la volonté et au règne
de Dieu.
Nos parents ont été créés
parfaits et saints, et ils ont reçu la communion la plus proche
possible avec leur Dieu. Le péché ne rôdait pas dans leur esprit et
leur cœur, même pas à l’état embryonnaire, et ils n’étaient pas non
plus simples et naïfs, incapables de discerner les implications du
mensonge de leur nature humaine subtile et rusée dans ses
raisonnements. Néanmoins, ils ont préférés se soumettre au mensonge
à cause que la loi d'interdiction rongeait leur esprit,
et à partir de cet instant, le péché est né, les amenant à manger le
fruit de l'indépendance, et «les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, et ils
connurent qu’ils étaient nus», c'est à dire qu'ils devinrent
pleinement conscient de leur ruse. Ils ont alors réalisé toute
l’horreur du désir, parce que leur nature s’est corrompue, et que
leurs glorieuses pureté et sainteté ont été anéanties. A cet instant la mort est
entrée dans leurs vies, tout comme ils en avaient été avertis
(Genèse 2:17): une
mort double. Ils sont morts spirituellement, parce que leur
communion intime avec Dieu a été détruite, et dans l’avenir ils
seront hors de son royaume, de sa bonté et de sa grâce. Ils
sont devenus ennemis de Dieu, et seront bientôt fugitifs.
Ils sont aussi morts
physiquement, car bien que leurs corps soient encore en vie, le
processus de mort physique a commencé, et leurs jours seront limités
par la vieillesse et la mort. Lorsque la Parole de Dieu parcourait
leur conscience dans le Jardin de sa Sainte Présence, ils se cachèrent. Ils ne
pouvaient plus y marcher sans crainte, parce que leur culpabilité
formait à présent une barrière d’appréhension entre eux et Dieu.
Cependant, le péché n’avait pas fini son œuvre de destruction, et
malgré la culpabilité et la crainte qu'ils ressentirent, ils ont rapidement nié leurs
torts, s’engageant par ruse dans une autojustification. Dieu s’est approché,
mais ils ne l’ont pas cherché. Dieu a parlé, mais ils n’ont pas
répondu. Puis la voix du Créateur a retenti dans le Jardin: «où
es-tu ?» (Genèse 3:9). L'homme était perdu à Dieu pour l'éternité.
Toutefois il fut donné la promesse d'un Messie à venir qui
détruirait l'autorité illusoire de la nature humaine déchue (Genèse
3:15), non que la promesse du salut s'applique à toute la race
humaine, mais seulement à ceux qui ont été choisi en Christ, le
Messie, avant même la Chute et la fondation du monde.
La Chute marque la perte de
la faveur de Dieu, et le début d’une ère de labeur, de peine et de
difficultés. L’humanité a préférée une vie loin de la grâce et de la
bonté de Dieu, et c’est un tel environnement qui s’est mis en place.
Néanmoins, la condamnation de Dieu s’est accompagnée d’une
merveilleuse promesse pour la délivrance de son peuple élu qui
formera une nouvelle race céleste et éternelle.
Si nous ne réalisons pas
l’étendue du péché de la Chute, nous ne pouvons pas non plus voir la
barrière qui s’élève comme une montagne entre nous et Dieu. Sans
comprendre la Chute, nous ne pouvons jamais réellement comprendre la
Croix. Seule la compréhension de la Chute nous rend capable de voir
la tragédie et le péché du libre choix illusoire de l’homme, et la bonté et la
miséricorde infinies de Christ le Sauveur, qui était prêt à venir
pour assurer le pardon et la vie nouvelle à des milliards de
personnes qu'il a choisie dans toute l’histoire du monde.
Nous avons souligné que dans
le récit de la Chute se trouve l’explication de l’attitude de
l’homme à toute époque, parce que les stratégies et subtilités de la
nature humaine n’ont
pas changé, et les êtres humains réitèrent les réponses de leurs
premiers ancêtres. Tout comme l'esprit charnel et rusé de la nature
humaine a semé des doutes sur Dieu au début des temps, il le fait encore aujourd’hui. Il
veut que personne ne croie en un Dieu totalement Souverain qui
mérite notre confiance et
qui a toute autorité sur lui. Il n'importe peu à cet esprit de
rébellion que les
gens aient un dieu inférieur, pourvu qu’ils ne connaissent pas le
vrai Dieu. C’est pour cela qu’il demande: «Dieu a-t-il réellement
donné des critères moraux auxquels les hommes doivent se conformer ?
Les condamnera-t-il vraiment à leur mort ? Non ! Les gens devraient
rejeter de telles idées, et croire qu’ils sont en droit de faire
tout ce qui leur plaît, tant qu’ils ne blessent personne.», dit
cet esprit rusé qui glisse comme un serpent dans la conscience de
l'homme. «Dieu vous maintient dans
une position inférieure et il vous cache des choses», a insinué
cet esprit en nos premiers ancêtres, et il continue sur le même thème de nos jours, disant:
«le christianisme authentique a perdu la raison et il restreint les gens;
hissez-vous au-delà de la moralité; formez vous un christianisme
contrefait, vous avez le libre-arbitre, soyez donc comme Dieu; soyez votre
propre dieu». Et ils se levèrent tous et proclamèrent leur liberté
de croire à leurs façons, exigeant le respect pour leurs
prétentions, déformant la vérité avec des approximations subtiles et
raffinées, et imposant leurs opinions à tous et chacun.
Le péché est abominable
devant Dieu, complètement insensé, et destructeur sur tous les
plans. Depuis la Chute en Éden, la nature humaine a persisté dans la dépravation,
et à l’exception de la possibilité du pardon par Christ pour
certains, tout le
monde vit sous une menace de mort. Des désirs et motifs
égoïstes et orgueilleux infiltrent tout ce que nous entreprenons, et
c’est pourquoi le monde est tel qu’il est, et que les conflits et
les chagrins nous poursuivent, même dans les périodes les plus
heureuses de la vie. Les hauts et les bas émotionnels de la vie
dépeints dans les feuilletons télévisés sont une vue réaliste de
l’humanité, sauf qu’ils n’osent pas y introduire toute la réalité de
la violence, de la pauvreté, de l’immoralité et de la misère qui
dominent le monde entier.
La doctrine biblique de la «dépravation totale» ne signifie pas que les gens sont méchants à
100%, mais qu’ils sont souillés et corrompus dans tous les domaines
de l’esprit, du cœur et de la volonté. L’orgueil refuse
immanquablement ce concept, et cependant on ne peut le nier. La
Chute de l’homme est la cause de tous les aspects horribles de la
vie dans ce monde à travers toute l’histoire, et sans la résignation
de
Christ manifestée dans son sacrifie sur la croix pour ses élus et le salut qu’Il apporte, nous n’aurions aucun espoir, et
nous serions tous sans Dieu dans le monde actuel.
La Chute est la raison pour
laquelle, dans ce monde, la maladie et la mort mettent fin à
l’existence, souvent accompagnées de grandes souffrances, s'emparant
même du bonheur des nourrissons et des enfants, et accablant leurs
parents de chagrin. Le péché originel a amené la Chute, et notre
impiété intentionnelle et incessante approuve la réflexion subtile de nos
premiers ancêtres. Où est Dieu dans nos
tragédies et nos peines ? Il se laisse trouver par ceux qui sont
donné de rechercher Christ en toute humilité et reconnaissance. En Christ nous recevons la
réconciliation avec Dieu, car il est Dieu lui-même manifesté dans la
chair sous la forme d'un serviteur. Il nous donne une vie nouvelle
par l'Esprit de sa Sainte Présence qui nous habite, un nouveau but, la force
d’en-haut, et la sécurité éternelle dans la gloire d'un nouveau
monde à venir dont l'aurore se laisse voir encore plus clairement
que jamais.
A Christ seul soit la Gloire
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